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Textes des œuvres

DIE BEREDSAMKEIT (G.E. Lessing) / L’ELOQUENCE
Freunde, Wasser machet stumm :
Lernet dieses an den Fischen
Doch beim Weine kehrt sich’s um :
Dieses lernt an unsern Tischen.
Was für Redner sind wir nicht
Was für Redner sind wir nicht
Wenn der Rheinwein aus uns spricht !
Wir ermahnen, streiten, lehren ;
Keiner will den andern hören.
Freunde, Wasser machet stumm.
Mes amis, l’eau rend muet :
Apprenez-le des poissons.
Pourtant, avec le vin, tout s’inverse :
Apprenez-le donc à notre table.
Quels orateurs ne sommes-nous pas,
Quand le vin du Rhin parle par notre bouche !
Nous exhortons, disputons, enseignons ;
Personne n’écoute personne.
Mes amis, l’eau rend muet.

DIE WARNUNG (F. von Hagedorn d’après un auteur grec) /
LA MISE EN GARDE
Freund ! Ich bitte, hüte dich,
Scorpionen schleichen sich
Unter jeden Stein,
Und da, wo es dunkel ist,
Pflegt Betrügerei und List
Oft versteckt zu sein.
Ami ! Je t’en prie, prends garde,
Des scorpions se glissent
Sous chaque pierre,
Et là où règne l’obscurité,
La tromperie et la ruse
Ont coutume de se dissimuler.


BETRACHTUNG DES TODES (C.F. Gellert) / CONTEMPLATION DE LA MORT
Der Jüngling hofft des Greises Ziel,
Der Mann noch seiner Jahre viel,
Der Greis zu vielen noch ein Jahr,
Und keiner nimmt den Irrtum wahr.
Le jeune homme espère atteindre l’âge du vieillard,
L’homme fait ajouter moult années aux siennes
Le vieillard une de surcroît,
Et nul ne perçoit son erreur.



DER GREIS (J.W.L. Gleim) / LE VIEILLARD
Hin ist alle meine Kraft !
Alt und schwach bin ich,
Wenig nur erquicket mich
Scherz und Rebensaft.
Hin, hin ist alle meine Kraft ;
Meiner Wangen Rot
Ist hin weg geflohn ! der Tod
Klopft an meiner Tür !
Unerschreckt mach ich ihm auf ;
Himmel habe Dank :
Ein harmonischer Gesang
War mein Lebenslauf.
Toute ma force s’en est allée !
Je suis vieux et faible,
La plaisanterie et le suc de la vigne
Ne me réconfortent plus guère.
Toute ma force s’en est allée ;
Le rouge s’est enfui
De mes joues ! La mort
Frappe à ma porte !
Je lui ouvre sans effroi ;
Ciel, je te rends grâce !
Un chant harmonieux
Fut le cours de ma vie.


DIE HARMONIE IN DER EHE (J.N. Götz) / L’HARMONIE DANS LE MARIAGE
O wunderbare Harmonie !
Was er will, will auch sie :
Er zechet gern, sie auch ;
Er spielet gern, sie auch ;
Er zählt Dukaten gern,
Und spielet gern den Herrn,
Auch das ist ihr (sein) Gebrauch
O wunderbare Harmonie !
Ô merveilleuse harmonie !
Ce qu’il veut, elle le veut aussi.
Il aime bien boire en compagnie, elle aussi ;
Il aime le jeu, elle aussi ;
Il aime compter les ducats,
Et aime jouer les grands seigneurs,
Elle (il) a les mêmes usages.
Ô merveilleuse harmonie !



DER AUGENBLICK (K.W. Ramler) / L’INSTANT
Inbrunst, Zärtlichkeit, Verstand,
Schmeicheleien, Sorgen, Tränen,
Zwingen nicht die Gunst der Schönen,
Schaffen uns nicht ihre Hand :
Nur ein günstger Augenblick
Bringt dem Liebenden sein Glück.
La ferveur, la tendresse, la raison,
Les flatteries, les tourments, les larmes
Ne forcent pas les faveurs de la belle,
Ne nous accordent pas sa main :
Seul un instant favorable
Donne sa chance à l’amoureux.



AN DEN VETTER (K.W. Ramler) / AU COUSIN
Ja, Vetter, ja ! Ich fall’ euch bei,
Daß Lieb und Torheit einerlei,
Und ich ein Tor notwendig sei.
Ich sei nun aber, was ich sei :
Ist Lieb und Torheit einerlei,
So wisst, mir ist sehr wohl dabei.
Oui, mon cousin, oui ! Je vous concède
Qu’amour et folie ne font qu’un,
Et que je suis nécessairement un fou.
Eh bien ! je suis ce que je suis :
Si amour et folie sont un,
Sachez-le, je m’en trouve bien.



AN DIE FRAUEN (G.A. Bürger, d’après la 2ème Ode d’Anacréon)
AUX FEMMES
Natur gab Stieren Hörner,
Sie gab den Rossen Hufe,
Den Hasen schnelle Füße
Den Löwen weite Rachen ;
Den Fischen gab sie Flossen,
Und Fittige den Vögeln,
Den Männern aber Weisheit.
Den Männern ! nicht den Weibern ?
Was gab sie diesen ? Schönheit ;
Statt aller unsrer Spieße,
Statt aller unsrer Schilde.
Denn wider Weibesschönheit
Besteht nicht Stahl, nicht Feuer.
La nature a donné aux taureaux des cornes,
Elle a donné aux chevaux des sabots,
Aux lièvres des pieds rapides,
Aux lions de larges mâchoires ;
Aux poissons elle a donné des nageoires,
Et des ailes aux oiseaux,
Mais aux hommes la sagesse.
Aux hommes ! Pas aux femmes ?
Que leur a-t-elle donné ? La beauté :
En lieu et place de javelots
En lieu et place de boucliers.
Car face à la beauté des femmes
Ni l’acier ni le feu ne résistent.



DAPHNENS EINZIGER FEHLER (J.N. Götz) / L’UNIQUE FAUTE DE DAPHNE
Sie hat das Auge, die Hand,
Den Mund der schönen Psyche.
Sie hat den Wuchs, die Göttermiene,
Das holde Lächeln der jungen Hebe.
Sie hat Geschmack und Weltmanieren,
Und weiß zu reden, und weiß zu schweigen.
O ! wüßte Daphne nur noch zu lieben !
Elle a les yeux, les mains,
La bouche de la belle Psyché.
Elle a la taille, l’allure divine,
Le doux sourire de la jeune Hébé.
Elle a du goût et les manières du monde,
Et sait parler, et sait se taire.
Oh ! si seulement Daphné savait aussi aimer !



ALLES HAT SEINE ZEIT (J.A. Ebert d’après un auteur grec)
IL Y A UN TEMPS POUR TOUT
Lebe, liebe , trinke, lärme !
kränze dich mit mir !
Schwärme mit mir, wenn ich schwärme !
ich bin wieder klug mit dir.
Vis, aime, bois, déchaîne-toi !
Ceins une couronne avec moi !
Délire avec moi quand je délire !
Je serai de nouveau sage avec toi.



WIDER DEN ÜBERMUT (C.F. Gellert) / CONTRE L’ARROGANCE
Was ist mein Stand, mein Glück
Und jede gute Gabe ?
Ein unverdientes Gut.
Bewahre mich, o Gott,
Von dem ich alles habe,
Vor Stolz und Übermut
Qu’est-ce que ma condition, mon bonheur
Et tout le bien qui m’est échu ?
Rien que je n’aie mérité.
Préserve-moi, ô Dieu
De qui je tiens toute chose,
De l’orgueil et de l’arrogance.



ABENDLIED ZU GOTT (C.F. Gellert) / CHANT DU SOIR ADRESSE A DIEU
Herr ! der du mir das Leben Seigneur !
bis diesen Tag gegeben,
Dich bet’ ich kindlich an !
Ich bin viel zu geringe
der Treue, die ich singe,
und die du heut’ an mir getan.
Toi qui m’as donné de vivre
jusqu’à aujourd’hui,
je t’adore, tel un enfant !
Je suis bien peu de chose
au regard de la fidélité que je chante,
Et que tu m’as témoignée en ce jour.


AUS DEM DANKLIEDE ZU GOTT (C.F. Gellert)
CHANT DE RECONNAISSANCE A DIEU
Du bist’s, dem Ruhm und Ehre gebühret,
Und Ruhm und Ehre bring’ich dir.
Du, Herr, hast stets mein Schicksal regieret,
Und deine Hand war über mir.
C’est à toi que reviennent gloire et honneur,
Et c’est à toi que je les remets.
C’est toi, Seigneur, qui as toujours régi ma destinée,
Ta main reposant au-dessus de moi.